Théâtre/danse/littérature

Au suivant :85 minutes de bonheur et nostalgie

Comédie musicale

Une comédie grinçante qui se passe dans un café chantant du quartier de Bab Souika animé par Sadok, un militant destourien de base confronté à une crise financière aigue qu’il subit suite au départ précipité de son épouse et de sa belle-famille de confession juive après les événements de la guerre de six jours en 1967. Bien qu’il n’ait pas payé ses musiciens la saison passée, Sadok réussit à réunir sa troupe pour répéter le nouveau programme de ramadan 68. Une répétition chaotique sur fond de mélodies tunisiennes et de chansons du monologuiste Salah Khémissi, vidéos, chants, danses, vacarme, amour, haine, jalousie, misère, pauvreté, cupidité, peur, terreur, opportunisme, menaces et intimidations. Un retour sur la transition de pouvoir entre la colonisation française et les leaders du peuple tunisien après l’indépendance pour relativiser le mythe.

Le spectacle

BAB SOUIKA COMME ESPACE DE MÉMOIRE ET LA CAFICHANTA COMME ESPACE DE NOSTALGIE À L’ART POPULAIRE Les évènements de cette comédie musicale se déroulent à Bab Souika pendant le mois de Ramadan 1968. Nous sommes en décembre 1968, dans l’un de ces lieux dits « café chantant ». Cette année-là, l’hiver était en avance. La période historique choisie pour cette comédie musicale se situe entre les années 50 et la fin des années 60 : faits historiques, chansons humoristiques et mémoire collective seront le matériel autour duquel se développera la fable.

La fable

Sadok, chef d’orchestre, chanteur et animateur de spectacles est confronté à une crise financière aigue. Suite à la guerre des six jours, son épouse de confession israélite et toute sa famille ont vendu tous leurs biens pour une bouchée de pain et quitté précipitamment la Tunisie pour aller s’établir dans la banlieue de Paris. Sadok ne peut donc honorer ses engagements envers ses musiciens à qui il devait déjà les cachets du Ramadan 1968. Sa vie sentimentale n’est pas non plus de tout repos car il fréquente une Mamia, une danseuse vedette sur le retour, à qui il avait promis le mariage. Parallèlement, le local de la troupe étant situé dans un quartier populaire de Tunis, commence à susciter la convoitise des commerçants et des hommes d’affaires véreux qui font leur apparition dans le pays. Pour couronner le tout, Sadok est doublé Farhat, le luthiste du groupe et son acolyte sfaxien qui promettent au président de la cellule destourienne de lui construire un appartement au-dessus du local en contrepartie de l’exploitation de l’espace. Pour ce faire, les deux hommes doivent d’abord se débarrasser de Sadok. Farhat se charge alors de semer la zizanie entre les différents membres du groupe et surtout entre Sadok et Mamia en proposant d’engager une jeune danseuse qui attirera davantage la foule. Nous sommes à la veille du Ramadan 1968 et la concurrence fait rage dans le quartier de Bab Souika. Les recettes sont les seules entrées pour la troupe. Mais les musiciens refusent de commencer les répétitions tant que les cachets de la précédente saison ne leur ont pas été payés. Sadok réussit cependant à les convaincre en leur promettant de les payer avant la fin de la répétition.


Atmosphère générale 

Une écriture Ironique et de l’humour noir, accompagnée de chansons comiques et satiriques. Les artistes jouent, dansent et chantent, sur un fond sous forme d’un grand tableau et un grand écran qui nous rappelle les grands écrans de la publicité qui envahissent les rues de nos jours. Cet écran défile un certain nombre d’événements qui ont marqué la période des années 50 et 60. Un grand va et viens pendant la danse et les préparatifs de la scène. Les chansons choisies sont des chansons fraiches et humoristiques de la période des années 50 et 60. Ce genre de chanson a été le plat principal des cafés chantants à cette période, lieux de divertissement qui n’existe plus de nos jours. Cette animation spécifique du mois de ramadan se faisait à l’aide d’un petit groupe de musiciens qui ne dépassait pas les 7 personnes et qu’on appelle « Aouada ».

Retrouvez la pièce 'Au Suivant' du 25 mai 2018 au 03 juin à l'espace le Rio à partir de 22H00.

Adresse : Le Rio Rue Radhia Haddad Tunis

Infoline : 71 252 114

Billetterie en ligne : Cliquez ici