Le Lido s'apprête à vibrer au rythme du 7ᵉ art. Du 2 au 12 septembre 2026, la 83ᵉ édition de la Mostra de Venise ouvre ses portes avec un jury international prestigieux. Parmi les figures fortes de cette grand-messe du cinéma mondial, la réalisatrice tunisienne Kaouther Ben Hania siégera aux côtés de Maggie Gyllenhaal, portant haut les couleurs de la Tunisie.
Le compte à rebours est lancé. Dès le mercredi 2 septembre 2026, le Palais du Cinéma, situé sur le Lido de Venise, donnera le coup d'envoi de la 83e édition de la Mostra de Venise, le plus ancien festival de cinéma au monde. Entre paillettes, œuvres très attendues et grands débats géopolitiques et artistiques, cette édition s'annonce d'ores et déjà sous de très hauts auspices.
Un jury d'exception présidé par Maggie Gyllenhaal

Pour départager les films en lice pour le prestigieux Lion d'or, la Biennale di Venezia a mis sur pied un jury éclectique et hautement artistique. Placée sous la présidence de l’actrice, réalisatrice et productrice américaine Maggie Gyllenhaal, cette instance décisionnelle rassemble des sensibilités venues de tous les horizons.
On y retrouve notamment le réalisateur français Xavier Giannoli, le maître du film d'action de Hong Kong Johnnie To, la cinéaste afghane Shahrbanoo Sadat, le compositeur britannique Daniel Blumberg et l'historien du cinéma italien Francesco Casetti.
L'empreinte tunisienne à l'honneur
Mais pour le public tunisien et les cinéphiles de la région, l'attraction majeure de ce jury réside dans la présence de Kaouther Ben Hania.

La réalisatrice et scénariste tunisienne, dont le talent n'a de cesse de franchir les frontières et d'accumuler les consécrations internationales (de ses sélections aux Oscars aux plus grands festivals de la planète), franchit une nouvelle étape majeure dans sa carrière. Siéger au sein du jury de la compétition officielle d'un festival de classe A comme Venise confirme son statut d'ambassadrice incontournable du cinéma tunisien et arabe.

C'est une vitrine exceptionnelle pour la culture tunisienne. Au-delà du symbole, cette nomination rappelle la vitalité d’un cinéma national qui, malgré les défis structurels, continue de briller par la force de ses récits, l'audace de ses auteurs et sa capacité à s'imposer dans les sphères de décision les plus sélectives du 7ᵉ art mondial.
Une semaine 1 placée sous le signe du rayonnement
Alors que le festival s'ouvrira avec Ink de Danny Boyle et s'achèvera le 12 septembre avec Dio Ride de Giovanni Veronesi, les projecteurs seront braqués, dès cette première semaine, sur l'implication de Kaouther Ben Hania et ses pairs dans l'évaluation des œuvres en compétition.
Asma Ayadi