Mode / Beauté

Génération « enchantée » : Quand la marque FLY MTL fait la part belle aux jeunes !

Fly MTL ou comment un jeune couple a su démocratiser l’art « underground »…


Ils sont jeunes, amoureux mais surtout, bourrés de talent. Fanny Chiecchio est québécoise. Mohamed-Yassin Debache est tunisien et à eux deux, ils ont décidé de changer le monde. Votre fée clochette a décidé de vous parler certes de mode mais surtout d'un concept innovant, qui met sur le même piédestal "hype attitude" et générosité.

Ce n’est pas anodin si le nom de la marque est Fly. En effet, les jeunes ont envie de voler de leurs propres ailes, d’être indépendants mais aussi d’être reconnus et encouragés dans leurs projets. C’est là justement qu’intervient cette marque underground, en mettant en avant les « street talents ».


Un art de rue ? Pour la rue ? Émanant de la rue ?

C’est plutôt un art de jeunes, crée par des jeunes en ayant adopté et adapté le langage des jeunes. Loin de tout ce qui brille, du « bling bling » inaccessible, très vieille école, à la limite du snobisme artistique, cette marque nous rappelle la volonté d’émancipation des Mod’s, d’autres jeunes, issus d’une autre génération, qui voulaient eux aussi se démarquer de l’esprit « bien-pensant » de leurs parents en s’habillant autrement. On comprend ainsi que la révolution vestimentaire va de pair avec la révolution des « esprits ».

Toutefois, ce n’est pas la mode « underground » qui est au cœur de ce projet. La mode ou le « style » ne sont en fait que des passerelles pour un projet beaucoup plus philanthrope que la confection d’un sweat ou d’un t-shirt…

Petite explication : cette marque s’est aussi alliée à une association Dans la rue afin de récolter des fonds pour les sans-abris. D'ailleurs, c’est l’essence même de leur projet puisque leur « but est de venir en aide aux jeunes sans-abris par le biais d'une marque de vêtements urbains à l'image de la communauté hip hop. ». Un dollar sera donc versé à l’association chaque fois qu’un vêtement sera acheté.


On l’aura compris : notre jeune équipe cherche à rassembler les artistes, en décloisonnant les arts de rue (musique, tag, danse hiphop) via le vêtement qui est, on le sait, une forme d’appartenance à un « squad » mais aussi en tablant sur l’aide qu’ils ou que nous pourrions apporter aux plus démunis… voici donc un éloge au partage en ces jours de fêtes, une sorte de piqûre de rappel pour nous dire qu’il y a aussi des gens autour de nous qui manquent des b.a.-ba 

« matériels » de la vie. Un repas chaud ou un vêtement valent bien un sourire apaisé.

Allez les « djeun’s », on est de tout cœur avec cette marque qui ne connaît pas de limites et qui nous permet d’avoir des étoiles plein les yeux ! Rêvons tous ensemble et oublions cet égoïsme ambiant, la « naïveté » des cours de récré' et la candeur n’ont jamais été aussi swaag !


PS : N’hésitez pas à soutenir ces « stylistes » en herbe à travers leur campagne de crowdfunding sur la plateforme Kickstarter. Vous participerez ainsi simplement au financement de leur projet :

https://www.kickstarter.com/projects/1485163903/lancement-dune-marque-urbaine-launch-of-an-urban-b?ref=user_menu

De plus en plus utilisé, ce type de plateformes de financement participatif peut permettre aux jeunes entrepreneurs tunisiens d'être plus indépendants dans le lancement de nouveaux projets.


Fatma Souiri Gharbi