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Tunisie : L'UNESCO organise une mission sous-marine internationale au banc de Skerki

Archéologie : une mission sous-marine internationale au large de la Tunisie, sur une zone riche en épaves historiques

Une équipe internationale d'archéologues subaquatiques a quitté le port de La Seyne-sur-Mer dans le Var, dimanche 21 août, direction les bancs de Skerki, au large de la Tunisie et de la Sicile. Cette zone contient des épaves datant de l'Antiquité à la Seconde Guerre mondiale.


Le navire de recherche sous-marine Alfred Merlin, exploité par la DRASSM, Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines. Navire utilisé pour la mission d'exploration du banc de Skerki piloté par l'UNESCO .

Sonder les fonds marins à la recherche de trésors archéologues. C'est ce qu'une équipe internationale d'archéologues subaquatiques a décidé d'entreprendre en fouillant les bancs de Skerki, au large de la Tunisie et de la Sicile, après avoir levé l'ancre du port de La Seyne-sur-Mer (Var), dimanche 21 août.

Dans cet endroit, de nombreuses épaves datant de l'Antiquité à la Seconde Guerre mondiale sont à découvrir. Cette mission de recherche associe huit pays : l’Algérie, la Croatie, l’Egypte, l’Espagne, la France, l’Italie, le Maroc et la Tunisie. Des archéologues de chaque État membre travailleront ensemble pour mener à bien cette mission.

Pour les marins, c'est un cauchemar, mais pour les archéologues, c'est une zone de fouille inestimable. Michel L'Hour, l'expert français de la mission, précise que Skerki bank ou le banc des Esquerquis en français, c’est un banc rocheux très dangereux pour la navigation puisqu’on est en pleine mer, il est à 40 cm sous la surface donc c’est vraiment un piège à bateaux.

Au fond de l'eau on retrouve donc des épaves de l'Antiquité mais aussi des deux guerres mondiales puisque le banc de Skerki a été le théâtre de batailles navales. Mais aujourd'hui, la zone est à la merci des pilleurs. "Des plongeurs autonomes me disaient aller à Skerki bank pendant l’été parce qu’on y trouvait des amphores au pied des roches, poursuit l'expert français.

Une première mission de recherche dans cette zone
Pour protéger ce patrimoine sous-marin, l'Unesco a donc mis en place cette mission de recherche et c'est une première dans cette zone. Pour le moment, il n'est pas question de prélever des fragments. Les archéologues vont d'abord cartographier le secteur. Selon Michel L'Hour, l’idée aujourd’hui c’est d’essayer de dresser un inventaire des épaves qui peuvent s’y trouver et dire ‘voilà c’est une épave romaine d’époque moderne.

Les experts effectueront ce travail à bord de l'Alfred Merlin, un navire français de recherche sous-marine. L'équipe d'archéologues est attendue à Bizerte en Tunisie le 3 septembre prochain pour faire le bilan de cette première mission, avant peut-être un jour, d'organiser des fouilles sous-marines.


TAP/ AFP