Startup/Leadership

Tunisian Success Story : Sam Lamiri, l'ambassadeur de la harissa tunisienne

Date de publication : 25/09/2026

De Londres aux marchés internationaux, Sam Lamiri incarne une génération d'entrepreneurs de la diaspora qui transforment un savoir-faire authentique en un produit d'excellence mondial.

À travers l’audace, la vision stratégique et la valorisation du terroir tunisien, il s'impose aujourd’hui comme l'une des figures montantes de la scène entrepreneuriale internationale, distingué par le prestigieux classement Forbes Middle East 30 Under 30 (édition 2025).

De la cuisine de famille en plein confinement à une marque internationale

Il y a des entrepreneurs qui créent une entreprise. Et il y a ceux qui font voyager une culture. Sam Lamiri appartient à cette deuxième catégorie. À 29 ans, ce jeune entrepreneur tuniso-britannique a fondé Lamiri Harissa, une marque qui bouscule les codes de l'épicerie fine en propulsant la harissa traditionnelle tunisienne sur les tables des plus grands marchés mondiaux.

L’histoire de cette réussite naît en plein cœur de la pandémie de COVID-19 à Londres. Issu d’une famille tunisienne et nourri par les souvenirs de ses étés passés à voyager au pays, Sam Lamiri fait face à un manque : l'absence d’un produit authentique et haut de gamme sur le marché britannique. En s'appuyant sur une recette familiale traditionnelle, il commence à préparer ses premiers pots de harissa artisanale. Face à la demande de consommateurs confinés en quête de saveurs vraies, il assure lui-même les premières livraisons à vélo dans le sud de Londres.

L'intuition est simple mais redoutable : transformer un condiment populaire et ancré dans le patrimoine culinaire tunisien en un produit gastronomique de luxe, capable de séduire les palais les plus exigeants à l'international.

Chiffres clés et expansion fulgurante : un modèle qui s'exporte

Ce qui commence comme une initiative artisanale se structure rapidement en une entreprise à fort potentiel de croissance.

Implantation au Royaume-Uni : La marque s'impose solidement dans plus de 200 points de vente à travers le pays, tout en nouant des partenariats stratégiques avec des distributeurs européens.

Volumes de production : la marque franchit un cap symbolique majeur en dépassant les 35 000 unités vendues en 2024.

Rayonnement mondial : Lamiri Harissa est aujourd'hui distribuée dans plus de 16 pays, touchant des marchés aussi divers et exigeants que le Royaume-Uni, la Tunisie, les États-Unis, le Canada, l'Australie et le Koweït.

Levée de fonds : Pour accompagner cette croissance rapide et structurer sa chaîne logistique, l'entreprise réussit à lever 257 000 dollars lors de son premier tour de table, consolidant ainsi sa vision d'expansion internationale.

Forbes 30 Under 30 : la consécration d'une vision

En 2025, la trajectoire de Sam Lamiri franchit un nouveau cap institutionnel lorsque Forbes Middle East l'intègre dans sa célèbre liste « 30 Under 30 », dans la catégorie Commerce & Finance. Cette distinction salue la capacité d'un jeune entrepreneur à réinventer l'art de vivre et les traditions de son pays d'origine pour en faire une success-story globale.

Au-delà de la performance économique, ce succès résonne comme un pont culturel puissant. En valorisant la qualité des produits du terroir tunisien, Sam Lamiri démontre que l'héritage culturel peut devenir un formidable levier d'innovation et d'attractivité économique à l'échelle mondiale.

Ce que son parcours inspire à une génération

Le parcours de Sam Lamiri rappelle une vérité essentielle pour la jeunesse entrepreneuriale tunisienne et de la diaspora : l'audace de miser sur l'authenticité paie. En combinant un attachement viscéral à ses racines et une rigueur de gestion propre aux standards internationaux, il prouve qu'il est possible de créer de la valeur en partant de ce qui fait l'identité d'un pays.

Une trajectoire inspirante qui confirme que l'entrepreneuriat d'impact ne se mesure pas seulement au chiffre d'affaires, mais aussi à la capacité de faire rayonner toute une culture au-delà des frontières.

– Asma Ayadi